• Au masculin

     

     

    Dans les semaines qui suivirent, je fis à nouveau le même rêve, sans toutefois arriver à faire intervenir d’autres personnes, des jolies femmes, à ces ébats. Jusqu’à ce qu’une nuit, je me retrouve au lit, en rêve, avec une adorable Eurasienne que je n’avais pas fréquentée depuis longtemps. Et maintenant, elle débarquait dans mon rêve, vêtue de ses seuls longs cheveux noirs, roulant sous une couette profonde, les yeux plissés par le désir. Ce fut un rêve à moitié lucide, où je ne menais guère le jeu, emporté par les délices du rêve, mais assez cependant pour que j’accapare la belle en pensant : « Elle est là. Profites en… »
     Au masculin
    Nos ébats me menèrent ce jour-là à la lisière de l’orgasme. Quand celui-ci fut très proche, je me réveillai avec une sensation de plaisir et de plénitude extrême. Le fait d’avoir frôlé un spasme en rêve, d’avoir vécu une nuit de sexe dans tous ses détails, avec une authenticité violente, me semblait prodigieux. Le rêve pouvait donc simuler, jusqu’à défier, la réalité. L’outrepasser ? Notre univers intérieur était assez riche, assez inventif pour nous offrir en cinérama le plaisir sexuel ?

    Frederic Joignot

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